Chardonneret élégant sur une branche ©Nicolas Bazerque

Comptage des oiseaux des jardins 2026 : Le guide complet pour participer

Le comptage des oiseaux des jardins 2026, organisé par la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle, invite chacun à observer et compter les oiseaux pendant une heure, les 24 et 25 janvier 2026. Accessible à tous, depuis un jardin, un balcon ou un parc public, ce programme de science participative permet de suivre l’évolution des populations d’oiseaux, d’apprendre à les identifier et de contribuer concrètement à la protection de la biodiversité.
Femelle Merle noir sur un fil ©Nicolas Bazerque
Chaque hiver, un ballet fascinant se joue sous nos fenêtres : celui des mésanges, rouges-gorges et pinsons cherchant refuge et nourriture. Mais comment se portent réellement les populations d’oiseaux en 2026 ? Pour le savoir, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et le Muséum national d’Histoire naturelle nous invitent à un grand rendez-vous de science participative. Le comptage des oiseaux des jardins, organisé chaque année lors du dernier week-end de janvier, est une occasion unique de s’émerveiller tout en agissant pour la biodiversité. Que vous possédiez un grand jardin, un simple balcon ou que vous vous installiez dans un parc public, vous pouvez devenir les yeux des scientifiques pendant une heure. Prêt à relever le défi les 24 et 25 janvier 2026 ? Découvrez notre guide complet pour identifier vos visiteurs et participer efficacement à cette grande enquête nationale.

Sommaire : 

  1. Pourquoi participer au comptage national des oiseaux cette année ?
  2. Comment compter les oiseaux sans se tromper ?
  3. Comment identifier les oiseaux du jardin ? 5 espèces à observer en janvier
  4. Eau, nourriture, hygiène : comment bien aider les oiseaux en hiver ?
  5. FAQ : Tout savoir sur le comptage des oiseaux des jardins 2026

Pourquoi participer au comptage national des oiseaux cette année ?

Créé en 2012, le comptage national des oiseaux des jardins est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable de la science participative en France. Ainsi, il permet de suivre l’évolution des populations d’oiseaux au plus près de nos lieux de vie. Ce programme repose sur deux temps forts chaque année.

  • Le dernier week-end de janvier, le comptage d’hiver observe le comportement des oiseaux pendant la période d’hivernage, lorsque la nourriture se fait plus rare et que les conditions climatiques sont rudes.
  • Le dernier week-end de mai, un second comptage est organisé afin d’étudier les oiseaux en pleine saison de reproduction, un moment clé pour comprendre leur capacité à se nourrir, se reproduire et s’adapter à leur environnement.

En participant au comptage des oiseaux des jardins en 2026, vous aidez les chercheurs à mieux comprendre l’impact du climat, de l’urbanisation et de nos pratiques sur la biodiversité. Mais c’est aussi une belle occasion de prendre le temps d’observer, d’apprendre à reconnaître les espèces et de s’émerveiller devant la vie sauvage, même depuis un balcon ou un parc urbain.

Une heure d’observation suffit pour contribuer à une enquête nationale utile, pédagogique et accessible à tous.

Comment compter les oiseaux sans se tromper ?

Pinson des arbres sur une branche ©Nicolas Bazerque
Tout le monde peut participer au comptage des oiseaux des jardins 2026. Pinson des arbres (Fringilla coelebs) ©Nicolas Bazerque

Pas besoin de jumelles de pro ni de connaissances pointues pour participer au comptage des oiseaux des jardins. Suivez ces quelques étapes et transformez une heure d’observation en véritable mission nature.

🏡 Étape 1 : Trouver votre poste d’observation

Installez-vous là où les oiseaux viennent naturellement :

  • un jardin, grand ou petit,
  • un balcon, même en pleine ville,
  • un parc public ou un square.

L’idée n’est pas d’explorer une forêt sauvage, mais d’observer les oiseaux qui partagent notre quotidien.

⏳ Étape 2 : Choisir le bon créneau

Le comptage dure exactement une heure, à réaliser pendant le week-end officiel.
Les moments les plus favorables sont :

  • la fin de matinée,
  • ou le début d’après-midi.

Installez-vous au calme, évitez les allées et venues, et laissez le spectacle commencer.

👀 Étape 3 : Appliquer la règle du « nombre maximum »

C’est la clé pour un comptage fiable. Le principe est simple : on note le plus grand nombre d’oiseaux d’une même espèce observés en même temps, et non le total des passages.

Exemple :
À 10h05, vous apercevez 3 mésanges autour de la mangeoire.
À 10h20, elles sont 5 à picorer ensemble.
👉 Le chiffre à noter est 5, pas 8 (3+5).

Cette méthode évite de compter plusieurs fois les mêmes oiseaux qui font des allers-retours.

📝 Étape 4 : Partager vos observations

Une fois l’heure écoulée, direction le site officiel : oiseauxdesjardins.fr

En quelques clics, vos données sont enregistrées et rejoignent celles de milliers d’autres observateurs. Une petite action, mais un vrai coup de pouce pour la connaissance et la protection des oiseaux.

💡 Le petit conseil en plus

Avant tout, profitez du moment. Le comptage des oiseaux des jardins n’est pas un examen, mais une invitation à observer et à s’émerveiller. Même si vous débutez ou que vous doutez sur l’identification d’une espèce, vos observations restent précieuses pour les scientifiques.

Et si une confusion persiste, pas de panique : le site oiseauxdesjardins.fr met à disposition des fiches espèces détaillées ainsi que des fiches « anti-confusion » très pratiques pour différencier les oiseaux qui se ressemblent. De quoi apprendre en douceur, gagner en confiance… et prendre encore plus de plaisir à observer.

Comment identifier les oiseaux du jardin ? 5 espèces à observer en janvier

En hiver, les oiseaux ne se contentent pas de traverser nos jardins : ils y déploient de véritables stratégies de survie pour affronter le froid et le manque de nourriture. Si le sujet vous intrigue, vous pouvez d’ailleurs approfondir la question dans notre article consacré aux animaux en hiver : comment la faune sauvage s’organise pour affronter le froid. Lors du comptage des oiseaux des jardins, certaines espèces sont particulièrement faciles à observer en janvier. Voici 5 oiseaux courants, faciles à reconnaître.

Rougegorge familier (Erithacus rubecula)

Rougegorge familier (Erithacus rubecula) sur une branche ©Nicolas Bazerque
Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) est un oiseau des jardins facilement reconnaissable ©Nicolas Bazerque
  • Description visuelle : Facilement reconnaissable à son plastron orange vif, le rougegorge possède un dos brun et un ventre plus clair. Sa petite taille et son attitude vive le rendent très attachant.
  • Où l’observer : Il fréquente volontiers le sol en sautillant, les bordures de massifs, les haies et les zones légèrement dégagées du jardin.
  • Le petit plus pour le comptage : Le rougegorge est territorial et solitaire en hiver. On observe généralement un seul individu par jardin, ce qui limite les risques d’erreur.

Moineau domestique (Passer domesticus)

Moineau domestique sur une branche ©Nicolas Bazerque
Le moineau domestique (Passer domesticus) est un oiseau grégaire ©Nicolas Bazerque
  • Description visuelle : Petit oiseau trapu au plumage brun et gris. Le mâle se distingue par une bavette noire sous le bec, absente chez la femelle.
  • Où l’observer : Très à l’aise près de l’humain, il se déplace en groupe autour des mangeoires, des haies ou sur les rebords de fenêtres.
  • Le petit plus pour le comptage : Le moineau vit en bandes parfois nombreuses. Pensez bien à appliquer la règle du nombre maximum observé simultanément.

Mésange bleue (Cyanistes caeruleus)

La mésange bleue se suspend volontiers ©N. Bazerque
La mésange bleue (Cyanistes caeruleus) visite souvent les mangeoires et se suspend volontiers ©Nicolas Bazerque
  • Description visuelle : Petite et colorée, elle arbore une calotte bleue, des joues blanches et un ventre jaune. Son plumage vif la rend facile à identifier.
  • Où l’observer : Très active, elle visite les mangeoires, les branches fines et les arbustes. Elle se suspend volontiers.
  • Le petit plus pour le comptage : Rapide et agile, elle peut entrer et sortir du champ de vision. Prenez le temps d’observer pour éviter de la compter plusieurs fois.
  • Description visuelle : Oiseau de taille moyenne, au plumage gris, avec des reflets irisés verts et violets sur le cou.
  • Où l’observer : Présent surtout en milieu urbain, il se perche sur les toits, balcons, rebords ou se déplace au sol dans les parcs.
  • Le petit plus pour le comptage : Souvent observé en groupe, le pigeon est peu farouche. Son comportement calme facilite le dénombrement.

Merle noir (Turdus merula)

Mâle Merle noir sur une branche ©Nicolas Bazerque
Le mâle Merle noir (Turdus merula) se reconnait facilement grâce à son plumage noir et son bec jaune ©Nicolas Bazerque
  • Description visuelle : Le mâle est entièrement noir avec un bec jaune vif, tandis que la femelle présente un plumage brun foncé plus discret.
  • Où l’observer : On le voit fréquemment au sol, en train de fouiller la terre, ou perché dans les arbres et buissons.
  • Le petit plus pour le comptage : Le merle est souvent observé seul ou en couple, ce qui simplifie le comptage.

Eau, nourriture, hygiène : comment bien aider les oiseaux en hiver ?

Lorsque les températures chutent, l’hiver devient une période particulièrement exigeante pour les oiseaux des jardins. Le froid, le gel et la raréfaction des ressources naturelles compliquent leur quotidien. Pourtant, quelques gestes simples peuvent réellement faire la différence. Cependant, aider les oiseaux en hiver ne signifie pas agir au hasard. Eau, nourriture et hygiène sont indissociables pour soutenir leur énergie, préserver leur santé et limiter les risques liés aux maladies.

Orite à longue queue qui observe ©Nicolas Bazerque
Orite à longue queue (Aegithalos caudatus) ©Nicolas Bazerque

Le nourrissage : quand et pourquoi intervenir ?

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de nourrir les oiseaux tout l’hiver. L’intervention humaine est surtout utile en cas de gel durable ou de neige prolongée, lorsque les insectes, graines et baies naturelles deviennent inaccessibles. Dans ces conditions, le nourrissage apporte un appoint énergétique précieux, permettant aux oiseaux de maintenir leur température corporelle et de survivre aux nuits froides.

Une alimentation adaptée : graines et boules de graisse maison

En hiver, tous les aliments ne sont pas adaptés aux besoins des oiseaux. Pour les aider efficacement, il est essentiel de leur proposer une nourriture riche en énergie, capable de compenser les dépenses liées au froid.
À éviter absolument : le pain et les restes de table. Trop riches en sel, en gluten ou en matières grasses inadaptées, ils n’apportent aucun bénéfice nutritionnel aux oiseaux et peuvent provoquer des troubles digestifs, voire les rendre malades sur le long terme.

Les graines de tournesol noir non salées sont particulièrement recommandées. Elles sont riches en lipides, faciles à décortiquer et très appréciées par de nombreuses espèces. Vous pouvez également compléter avec :

  • du millet concassé,
  • des mélanges de graines adaptés aux oiseaux des jardins,
  • quelques fruits de saison (pomme ou poire coupée),
  • des noix ou noisettes concassées, non salées et non grillées.

Les boules de graisse constituent elles aussi un excellent apport énergétique en période de grand froid. Il est tout à fait possible de les préparer soi-même, à partir de graisse végétale mélangée à des graines adaptées, pour une solution simple et naturelle.

Dans tous les cas, une règle est indispensable : évitez absolument les filets en plastique. Ils présentent un risque de blessure, voire d’emprisonnement, pour les oiseaux. Préférez des supports adaptés ou des boules de graisse sans filet, bien plus sûres pour vos visiteurs ailés.

L'eau : l'élément indispensable souvent oublié

On pense souvent à remplir les mangeoires, mais en hiver, trouver de l’eau liquide est un véritable défi pour les oiseaux. Lorsque les flaques et les fossés gèlent, ils ne peuvent plus s’hydrater ni entretenir leur plumage (une étape cruciale pour garder leur pouvoir isolant contre le froid).

Les deux règles d’or pour un abreuvoir efficace:

  • De l’eau propre : Changez l’eau quotidiennement dans une coupelle peu profonde (3 à 5 cm maximum). Inutile d’ajouter du sel ou de l’antigel (toxiques !).
  • Empêcher la baignade par grand froid : Si l’oiseau se mouille intégralement alors qu’il gèle, il risque l’hypothermie.
L’astuce de l’expert : Placez une pierre plate au centre de l’abreuvoir ou recouvrez-le d’un grillage à larges mailles. Cela permettra aux oiseaux de boire sans pouvoir s’immerger totalement.

Hygiène et entretien : protéger les oiseaux des maladies

Un nourrissage mal entretenu peut rapidement devenir un foyer de maladies. Les mangeoires et abreuvoirs doivent être nettoyés régulièrement, idéalement une à deux fois par semaine, et plus souvent en période de forte fréquentation. Un lavage à l’eau chaude (sans produits toxiques), accompagné d’un brossage soigneux, permet de limiter la propagation de bactéries et de parasites. Une bonne hygiène, c’est aussi une façon essentielle de protéger les oiseaux que l’on souhaite aider.

Chardonneret élégant ©Nicolas Bazerque
Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) ©Nicolas Bazerque

Observer, compter, transmettre. En une heure seulement, le comptage des oiseaux des jardins permet à chacun de contribuer concrètement à la connaissance et à la protection de la biodiversité. Qu’il s’agisse d’un rougegorge solitaire ou d’une bande de moineaux animée, chaque observation compte et aide les scientifiques à mieux comprendre l’évolution du monde vivant.

👉 Et vous, quel oiseau avez-vous le plus hâte d’observer ce week-end ? Partagez-le en commentaire et faites vivre ce moment d’émerveillement collectif.

Enfin, n’hésitez pas à partager cet article autour de vous : plus nous serons nombreux à participer, plus les données collectées seront précieuses pour la recherche… et pour les oiseaux 🐤🌿

FAQ : Tout savoir sur le comptage des oiseaux des jardins 2026

1 – Puis-je participer au comptage si je n’ai pas de jardin ?

Oui, tout à fait ! Vous pouvez effectuer votre heure d’observation depuis un balcon ou même dans un parc public. L’important est de choisir un lieu fixe et de noter toutes les espèces d’oiseaux que vous voyez s’y poser pendant une heure consécutive.

2 – Que faire si je ne vois aucun oiseau pendant l’heure d’observation ?

Même si cela peut être décevant, un résultat de « zéro oiseau » est une donnée scientifique capitale. Cela indique aux chercheurs une absence de ressources ou un déclin local. Il est donc essentiel de transmettre votre formulaire, même s’il est vide.

3 – Pourquoi ne faut-il pas donner de pain aux oiseaux en hiver ?

Le pain est dangereux pour les oiseaux car il contient trop de sel et de gluten, ce qui provoque des troubles digestifs graves, des maladies et des malformations. Pour les aider, privilégiez les graines de tournesol ou des boules de graisse végétale sans filet.

4 – À quelle heure de la journée est-il préférable de compter les oiseaux ?

Le meilleur moment se situe en fin de matinée ou en début d’après-midi. C’est à cette période que les oiseaux sont les plus actifs, ils cherchent activement de la nourriture, ce qui facilite leur observation.

Comptage des oiseaux des jardins 2026

Je suis Anne-Lynn et j’écris ces lignes pour inviter à la (re)découverte de ceux qui partagent notre monde. Sur Émerveille-toi, je célèbre la beauté discrète et la richesse du vivant qui nous entoure.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut