Chevreuil en hiver © Mathieu Dabo

Animaux en hiver : comment la faune sauvage s’organise pour affronter le froid

Les animaux survivent à l’hiver grâce à plusieurs stratégies : hibernation, migration, épaississement du pelage, accumulation de réserves de graisse ou modification de leur comportement. Selon les espèces, ils réduisent leur activité pour économiser leur énergie, parcourent de longues distances pour trouver de meilleures conditions ou adaptent leur alimentation pour faire face au manque de ressources. Ces mécanismes leur permettent de résister au froid et de traverser la saison hivernale.
Quand l’hiver s’installe, la nature entière bascule dans un monde plus calme. Le froid, la nourriture qui se fait rare et les journées qui raccourcissent rendent cette saison délicate pour de nombreux animaux sauvages. Pourtant, derrière cette apparente immobilité, une incroyable diversité de stratégies se met en place. Les animaux en hiver s’adaptent, se transforment et réinventent leur quotidien pour survivre. Hibernation, hivernation, migration ou adaptations physiques, l’hiver vu par les animaux est un véritable spectacle d’ingéniosité et de résilience. Découvrons ensemble comment la faune sauvage parvient à traverser la saison froide.

Sommaire

  1. L’hibernation : le grand sommeil de l’hiver
  2. L’hivernation : un repos actif
  3. La migration : voyager pour survivre
  4. Les adaptations physiologiques et comportementales : toutes les astuces pour survivre au froid
  5. Comment aider les animaux à passer l’hiver ?
  6. FAQ
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L’hibernation : le grand sommeil de l’hiver

L’hibernation est l’une des stratégies les plus spectaculaires adoptées par certains animaux en hiver pour affronter le froid et la raréfaction de la nourriture. Loin d’être simplement une longue sieste, il s’agit d’un état physiologique particulier où l’animal plonge dans une léthargie profonde. Son métabolisme ralentit fortement, sa consommation d’énergie devient minimale, ce qui lui permet de survivre pendant plusieurs mois sans se nourrir. Grâce à ce rythme ultra-économique, l’animal traverse l’hiver en s’appuyant presque uniquement sur les réserves de graisse qu’il a accumulées à l’automne.
La marmotte des Alpes hiberne jusqu'à 6 mois de l'année
La marmotte des Alpes hiberne jusqu'à 6 mois de l'année © Mathieu Dabo

Comment cela fonctionne‑t‑il ?

Avant l’hiver, les animaux hibernants mangent beaucoup pour constituer des réserves de graisse. Une fois que le froid s’installe et que la nourriture se raréfie, leur corps entre progressivement dans cet état de sommeil profond :

  • La température corporelle baisse presque au niveau de l’environnement, réduisant la dépense d’énergie.
  • La respiration et le rythme cardiaque ralentissent, parfois jusqu’à quelques battements par minute seulement.
  • Le métabolisme devient très lent, ce qui permet à l’animal de survivre pendant des semaines, voire des mois, sans manger.

Exemples d’animaux qui hibernent

Plusieurs espèces, surtout parmi les petits mammifères, utilisent l’hibernation pour traverser l’hiver. Chacune adopte cette stratégie à sa manière :

• La marmotte des Alpes (Marmota marmota) : la spécialiste du long sommeil
La marmotte peut passer jusqu’à 6 mois en hibernation. Elle s’abrite dans un terrier appelé hibernaculum, tapissé d’herbes sèches, dont l’entrée est soigneusement bouchée pour conserver la chaleur et se protéger des prédateurs. Sa température corporelle chute drastiquement, parfois jusqu’à 5 °C, soit plus de 30 °C de moins que d’ordinaire. Ses mouvements respiratoires peuvent descendre à 2 ou 3 par minute. Les marmottes hibernent en groupe, serrées les unes contre les autres, ce qui leur permet de limiter les pertes d’énergie.

Le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) : un solitaire fragile face à l’hiver
Le hérisson hiberne seul, blotti dans un nid de feuilles ou d’herbes. Pour lui, l’accumulation de graisse à l’automne est vitale : sans réserves suffisantes, il risque de se réveiller en plein hiver (un événement dangereux, car trouver de la nourriture à cette saison est quasiment impossible). Ces réveils sont extrêmement coûteux en énergie et peuvent compromettre sa survie. Pendant l’hibernation, sa température corporelle peut descendre proche de 5 °C et sa respiration devient très lente.

• La chauve-souris : une mise en veille profonde
Les chauves-souris se regroupent dans des gîtes stables et humides : grottes, caves, greniers calmes, fissures rocheuses ou arbres creux. Ces lieux offrent une température généralement supérieure à 0 °C et un fort taux d’humidité, indispensable pour éviter la déshydratation durant leur long sommeil. Leur température corporelle chute jusqu’à s’aligner presque sur celle de leur environnement. Leur métabolisme est tellement ralenti qu’elles peuvent vivre plusieurs mois sans manger, en consommant très peu de leurs réserves.

Hérisson d'Europe © Mathieu Dabo
Le hérisson d'Europe hiberne seul dans un nid de feuilles ou d'herbes © Mathieu Dabo

Particularités de l’hibernation

L’hibernation varie d’une espèce à l’autre. Si le principe reste le même (économiser un maximum d’énergie en attendant le retour du printemps) les stratégies diffèrent :

• Une durée très variable : selon l’espèce ou le climat, l’hibernation peut durer de quelques semaines à plus de six mois.

• Un état profond… mais pas totalement figé : même avec un métabolisme extrêmement ralenti, l’animal peut se réveiller brièvement pour changer de position, vérifier que tout va bien, éliminer des déchets corporels ou utiliser certaines réserves.

🔎 Attention : ne pas déranger les animaux en hibernation !

Un animal qui hiberne survit grâce à un équilibre énergétique extrêmement fragile.
Le réveiller accidentellement (en manipulant un tas de feuilles, en ouvrant un abri, en visitant une grotte…) peut mettre sa vie en danger :

  • son corps doit remonter en température,
  • il brûle des calories très rapidement,
  • et il ne trouve aucune nourriture pour compenser cette dépense.

👉 En hiver, mieux vaut éviter de perturber les tas de bois, feuilles, composts, granges ou gîtes naturels qui pourraient servir d’abri.

L’hivernation : un repos actif

Alors que certains animaux plongent dans un sommeil profond pour passer l’hiver, d’autres adoptent une stratégie plus souple et active, appelée hivernation. Contrairement à l’hibernation, qui est un état de dormance profonde où l’animal réduit son métabolisme au minimum vital, l’hivernation est une période de repos lent, mais toujours ponctuée d’activité. Les animaux qui hiver­nent sont capables de se déplacer, de chercher de la nourriture ou de réagir à un danger si nécessaire.

Qui hiverne ? Exemples d’animaux

Parmi les espèces qui hivernent, on retrouve notamment :

• L’ours brun (Ursus arctos arctos) : un « sommeil hivernal »
L’ours brun se retire dans une grotte, une tanière ou une cavité dès la fin de l’automne, généralement entre novembre et avril. Contrairement aux véritables hibernants, sa température corporelle et son rythme cardiaque restent relativement élevés, ce qui lui permet de se réveiller rapidement en cas de danger. Les mises bas ont lieu en plein hiver : la femelle met au monde ses petits alors qu’elle est encore en sommeil hivernal. La durée de l’hivernation dépend de la région, de l’âge, du sexe, de l’état physiologique : une femelle gestante hivernera plus longtemps qu’un mâle.

Le blaireau (Meles meles) : de longues siestes et quelques sorties
Le blaireau passe l’hiver dans un vaste terrier, où il alterne phases de repos prolongé et courtes sorties lorsque le temps est suffisamment doux. Il se réveille régulièrement pour se nourrir, se toiletter. À l’automne, il peut atteindre près de 20 kg afin d’être suffisamment armé pour passer l’hiver, mais il n’entre pas dans une léthargie profonde : son activité se réduit sans disparaître totalement.

• L’écureuil roux (Sciurus vulgaris) : actif par intermittence
L’écureuil roux ne dort jamais profondément. Il reste blotti dans son nid isolé (fait de mousse, d’écorce ou d’herbes), souvent situé dans un arbre, et profite des périodes plus douces pour sortir. À l’automne, il a soigneusement caché noisettes, glands et graines dans de nombreuses petites caches qu’il retrouvera tout l’hiver. Grâce à ces provisions, il peut se nourrir sans s’exposer trop longtemps au froid. Les cachettes oubliées ou non consommées contribuent à la dispersion des graines et participent ainsi à la régénération de la forêt.

Écureuil roux © Mathieu Dabo
En hiver l'écureuil roux se nourrit grâce à ses provisions cachées durant l'automne © Mathieu Dabo

Comment ils gèrent leurs réserves

Pour réussir leur hivernation, ces animaux doivent eux aussi anticiper l’hiver :

  • Ils accumulent des réserves d’énergie avant l’arrivée du froid, souvent sous forme de graisse ou de stocks alimentaires.
  • Une fois l’hiver installé, ils ralentissent leur métabolisme, mais pas autant qu’en hibernation, ce qui leur permet de sortir pour se nourrir ou bouger pendant les périodes plus clémentes.

La migration : voyager pour survivre

Si certains animaux affrontent l’hiver en dormant profondément ou en ralentissant leur activité, d’autres choisissent une stratégie bien différente : partir. La migration consiste à parcourir parfois des milliers de kilomètres pour rejoindre des zones où la nourriture reste disponible et où les conditions climatiques sont plus favorables.

Grues cendrées en vol © Mathieu Dabo
Les grues cendrées migrent chaque année vers le sud © Mathieu Dabo

Pourquoi migrer ?

La migration répond à plusieurs besoins essentiels :

  • Trouver de la nourriture lorsque les ressources locales disparaissent en hiver (insectes, graines, nectar, plantes…).
  • Échapper à des conditions climatiques trop rudes, notamment pour les espèces fragiles au gel.
  • Se reproduire : c’est notamment le cas de certaines espèces, comme les poissons migrateurs, dont les déplacements sont avant tout liés à la reproduction.

Migrer demande énormément d’énergie, mais pour certaines espèces, rester sur place serait encore plus risqué.

Exemples d’oiseaux migrateurs

La migration est l’une des stratégies les plus impressionnantes observées chez les animaux. Elle concerne différents groupes, mais elle est particulièrement visible à l’approche de l’hiver chez les oiseaux. De nombreuses espèces quittent la France ou l’Europe pour rejoindre des régions plus chaudes et plus riches en nourriture. 

  • L’hirondelle rustique (Hirundo rustica) en est l’un des exemples les plus connus : elle part dès l’automne pour rejoindre ses quartiers d’hiver en Afrique et revient fidèlement au printemps sur les mêmes sites de reproduction. L’hirondelle parcourt jusqu’à 12 000 km/an.
  • La cigogne blanche (Ciconia ciconia), quant à elle, migre vers l’Espagne, le Maghreb ou l’Afrique subsaharienne pour échapper au manque de ressources, en suivant de grandes voies migratoires bien établies.
  • La grue cendrée (Grus grus), traverse chaque année la France en formant ses célèbres vols en V pour rejoindre ses zones d’hivernage plus au sud dans les régions tropicales.
Cigogne blanche © Mathieu Dabo
La cigogne blanche empreinte chaque année les mêmes voies migratoires pour rejoindre sa zone d'hivernage © Mathieu Dabo
Ces déplacements spectaculaires sont magiques à observer dans le ciel ! Les migrations montrent à quel point certains animaux s’adaptent en se déplaçant au bon moment, parfois sur des distances incroyables, pour assurer leur survie ou celle de leur descendance.

Les adaptations physiologiques et comportementales : toutes les astuces pour survivre au froid

Pour affronter l’hiver, beaucoup d’animaux sédentaires s’adaptent afin de résister au froid, de conserver l’énergie et de continuer à se nourrir malgré des conditions difficiles.

Un pelage d’hiver plus dense et plus isolant

Renard roux © Mathieu Dabo
En hiver, le pelage du renard roux devient plus dense pour le protéger du froid © Mathieu Dabo

Lorsque les températures chutent, de nombreux animaux développent un pelage ou plumage d’hiver, plus épais et souvent plus clair, pour mieux conserver la chaleur :

  • Le renard roux (Vulpes vulpes) voit son pelage devenir plus dense formant ainsi une véritable barrière thermique.
  • Le lièvre variable (Lepus timidus), lui, va encore plus loin : son pelage devient blanc, ce qui lui assure un camouflage parfait dans la neige.
  • Chez les oiseaux, le plumage devient plus dense et duveteux formant ainsi une barrière thermique, véritable couche d’isolation naturelle.

Se regrouper pour mieux résister

Face au froid, certaines espèces misent sur la solidarité. En se regroupant, elles conservent plus facilement la chaleur : les mésanges ou étourneaux par exemple se serrent à plusieurs dans une cavité ou un buisson dense pour passer la nuit. Ce regroupement est une solution simple et efficace pour survivre aux nuits les plus rigoureuses.

Adapter son régime ou ses habitudes

Rougegorge familier © Mathieu Dabo
Le rougegorge familier est un oiseau sédentaire © Mathieu Dabo

En hiver, beaucoup d’animaux modifient leur comportement pour limiter les dépenses d’énergie :

  • Le chevreuil (Capreolus capreolus) ajuste son régime à la saison : en hiver, il se tourne davantage vers les résineux, les ronces et l’écorce des jeunes arbres.

  • Les oiseaux modifient leur régime alimentaire : les insectivores deviennent granivores, tandis que d’autres se tournent vers les baies ou les fruits secs.

Comment aider les animaux à passer l’hiver ?

Même si la faune sauvage est remarquablement adaptée au froid, un petit coup de pouce peut faire une vraie différence. Voici quelques gestes simples pour aider les animaux durant la mauvaise saison :

  • Installer une mangeoire adaptée pour les oiseaux, en proposant des graines, des boules de graisse (sans filet) ou des fruits secs, et en veillant à la nettoyer régulièrement pour éviter la propagation de maladies.

  • Laisser un accès à l’eau, en déposant une coupelle d’eau non glacée (sans sel ni sucre).

  • Préserver les refuges naturels : tas de feuilles, de branches, haies, souches ou bois morts abritent hérissons, insectes et petits mammifères. Mieux vaut les laisser en place jusqu’au printemps.

  • Créer des abris (nichoirs, hôtels à insectes, tas de bois) dans un coin tranquille du jardin.

  • Limiter les dérangements, notamment autour des zones où peuvent se cacher des animaux en hibernation ou hivernation.

  • Éviter les produits chimiques qui appauvrissent les ressources alimentaires et perturbent les écosystèmes.

De petites actions, faciles à mettre en place, mais qui peuvent aider de nombreuses espèces à traverser l’hiver dans de meilleures conditions.

Chevreuil en hiver © Mathieu Dabo
Le chevreuil sait très bien s'adapter pour traverser les mois les plus froids © Mathieu Dabo

L’hiver peut sembler une saison rude et silencieuse, mais pour la faune sauvage, c’est une période d’ingéniosité et d’adaptation. Chaque espèce déploie ses propres stratégies pour traverser les mois les plus froids. Qu’ils dorment profondément, qu’ils ralentissent leur rythme ou qu’ils prennent la route vers des terres plus clémentes, les animaux ont développé des solutions fascinantes pour survivre. En comprenant mieux ces mécanismes, nous prenons conscience de la fragilité de ces équilibres et de l’importance de préserver les habitats naturels. Et avec quelques gestes simples, nous pouvons contribuer à rendre l’hiver un peu plus facile pour la faune qui nous entoure.

FAQ

Comment les animaux de la forêt française s’adaptent-ils au froid en hiver ?

Les animaux de la faune locale développent plusieurs stratégies : épaississement du pelage, ralentissement du métabolisme, hibernation ou migration. D’autres limitent leurs dépenses d’énergie en réduisant leurs déplacements ou en modifiant leur régime alimentaire pour trouver ce qui reste disponible dans leur habitat.

En France, seuls quelques animaux hibernent « vraiment », comme le hérisson, le loir, le lérot ou la marmotte. Leur température corporelle chute fortement, tout comme leur rythme cardiaque, afin d’économiser un maximum d’énergie jusqu’au printemps.


L’hibernation implique un ralentissement extrême du métabolisme. Le sommeil hivernal, lui, reste léger : l’animal dort plus, sort régulièrement pour s’alimenter et garde une température corporelle relativement stable (ex : ours brun).

De nombreux oiseaux quittent leurs zones de reproduction pour trouver davantage de nourriture, éviter le gel et économiser leur énergie. Certaines espèces parcourent des milliers de kilomètres pour rejoindre des zones plus douces où les ressources restent accessibles.

La plupart suivent les mêmes routes migratoires d’année en année. Certaines espèces, comme les grues ou les cigognes, reviennent précisément sur les mêmes haltes, guidées par leur sens de l’orientation et la mémoire des groupes.

Ils accumulent des réserves de graisse à l’automne, comme la graisse brune ou la graisse sous-cutanée, qui servent d’isolant et de source d’énergie. C’est essentiel pour les animaux qui hibernent, ou ceux qui doivent puiser dans leurs réserves quand la nourriture manque.

Le pelage d’hiver s’épaissit et devient plus isolant. Chez le renard ou le chevreuil, il est plus dense et garde mieux la chaleur. Chez le lièvre variable, il devient même blanc, permettant à la fois une meilleure isolation et un camouflage parfait dans la neige.


Laisser des zones de refuge (tas de feuilles, haies, bois mort), installer des points d’eau non gelés et proposer des graines adaptées pour les oiseaux peuvent réellement aider. Évitez de déranger les abris naturels : certains animaux y hibernent ou s’y reposent.

Oui, mais uniquement avec des aliments adaptés : graines, boules de graisse sans huile de palme et sans filet, fruits secs. Évitez absolument le pain et les aliments salés. Arrête le nourrissage au printemps, lorsqu’ils retrouvent leurs ressources naturelles.

Parce qu’un réveil forcé lui fait dépenser une quantité énorme d’énergie. Cela peut mettre en danger sa survie, surtout si la nourriture reste rare et que l’hiver est encore long.

Je suis Anne-Lynn et j’écris ces lignes pour inviter à la (re)découverte de ceux qui partagent notre monde. Sur Émerveille-toi, je célèbre la beauté discrète et la richesse du vivant qui nous entoure.

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